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Croix de Belledonne

N.f.T. Photo - jeu, 08/17/2017 - 19:33
17 août 2017Auteur : N.f.T.

En ce long weekend d’août, j’en ai profité pour partir en randonnée sur 2 jours (avec tente et tout) avec une amie pour faire la Croix de Belledonne, sommet du massif du même nom culminant à 2 926 m altitude.
Et comme je suis un peu taré, j’ai embarqué avec moi, en plus des nombreux kg de tente, duvet, matelas, nourriture, eau, tout mon matériel photo, trépied compris ; mais ça valait le coup. ^^

En plus de pouvoir admirer des paysages superbes de haute montagne, on a eu l’occasion de croiser la route de quelques bouquetins, mouflons et même une grenouille rousse au bord d’un lac à 2 300 m altitude. :-)
D’ailleurs, pour votre culture personnelle, cette rencontre m’a appris que cette grenouille est le batracien qui vit a des altitudes les plus hautes, jusqu’à 2 800 m dans les Alpes, merci Wikipédia pour cette info. =)

Côté randonnée, si vous êtes intéressés pour la faire, il y a environ 1 700 m de dénivelé positif sur une 20aine de km de distance (aller/retour) pour atteindre le sommet. Si la route vers le Lac du Crozet et les Lacs du Doménon est plutôt facile, la 3e partie du parcours, entre le Lac du Grand Doménon et le sommet n’est que du pierrier. Un bon pied montagnard est donc nécessaire. Une dernière info, à cette altitude il peut rester encore quelques névés plus ou moins grands (on en a croisé quelques-uns), à certains mois de l’année, des crampons peuvent devenir nécessaire.

Sur ces deux jours, j’en ai profité pour prendre quelques photos de la région ainsi que de sa faune sauvage que je vous laisse découvrir. :-)


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Comment je prends les feux d’artifice en photo ?

Blog N.f.T. Photo - mar, 08/15/2017 - 17:51
Introduction

La semaine dernière j’ai eu l’occasion de photographier depuis la tribune presse le feu d’artifice de la Fête du Lac. Du coup, j’ai souhaité en plus des photos (visibles ici si vous êtes passés à côté ;-)) partager la méthode que j’utilise dans ces cas-là. Ces photos peuvent paraître impressionnantes et très difficiles à faire, mais je trouve qu’au final avec n’importe quel appareil même premier prix il est possible de faire de superbes photos et j’espère qu’après que vous aurez lu mon billet vous en soyez convaincu. ;-)

Je tiens à préciser tout de même que ce que je vais détailler ci-dessous est ma méthode, je ne dis pas que c’est celle à adopter ni que c’est la meilleure, juste que c’est la mienne. :-)
J’ai en effet vu d’autres photographes ce même soir utiliser des méthodes bien différentes et toutes aussi intéressantes. La meilleure méthode est celle avec laquelle nous sommes le plus à l’aise.

Le matériel


Feu d’artifice de Toulouse — Jouez sur les reflets, c’est une valeur sûre pour les feux d’artifices. ;-)
(EXIFS : 200 ISO – 36 mm – f/7,1 – 3 s)

Aussi bizarre que cela puisse paraître, il n’est pas nécessaire d’avoir du matos de dingue pour réaliser de belles photos de feu d’artifice, bien au contraire.

Dans le matériel obligatoire il vous faudra :

  • un trépied : ça c’est l’objet a avoir avec vous obligatoirement, sans lui vous ne ferez rien de correct. Si possible, celui devra être le plus stable possible, privilégiez donc un trépied un peu lourd en aluminium qui fera amplement l’affaire. D’ailleurs, je profite de ce billet pour faire un lien vers mon précédent article sur les critères de choix pour acheter son trépied si vous cherchez à en acheter un ;-)
  • Un appareil photo (bah oui, c’est mieux :-)) : pour le modèle peu importe tant que vous avez la fonction manuelle dessus (pouvoir gérer soi-même l’ouverture et la vitesse pendant la prise de vue, car vous en aurez besoin) et avoir la possibilité d’utiliser la pose B (la pose B permet de laisser ouvert le miroir autant de temps que l’on souhaite pour prendre une photo). Un reflex, même entrée de gamme, est tout de même privilégié pour pouvoir prendre des photos en RAW afin de les traiter derrière
  • un objectif : idéalement dans des focales assez courtes. Pour le coup, l’ouverture de l’objectif n’est pas le plus important (on travaille généralement autour de f/8) donc le 18–55 mm à 150 € permet déjà de faire le job. Si vous avez peur que votre objectif n’ait pas assez d’angle, sachez qu’à la Fête du Lac j’étais avec un 24–70 (donc 36–105 mm avec le facteur multiplicatif de mon boîtier) et que le feu s’étalait sur plus de 700 m de long. Du coup vous imaginez bien que j’étais très loin de couvrir l’ensemble du feu (il fallait environ un 14 mm pour avoir tout le champ). Ceci dit, cela ne m’a pas empêché de faire des photos sympas ;-)
  • une carte SD : si possible assez rapide et de grand volume, vous risquez de prendre plusieurs centaines de photos, ça serait bête d’être à court d’espace de stockage en plein spectacle
  • et… bah c’est tout (dois-je préciser qu’il vous faut un spectacle pyrotechnique ? :-D)

Dans le matériel secondaire, vous pouvez avoir :

  • une télécommande : filaire ou sans fil (radio ou infra-rouge) mais personnellement, même si j’en ai une, je trouve ça assez encombrant et du coup je ne l’utilise pas
Ma méthodologie


Fête du Lac 2017 — Pas assez de grand angle ? Pourquoi prendre le sol dans ce cas sur certaines photos ?
(EXIFS : 200 ISO – 36 mm – f/8 – 3 s)

Passons maintenant à l’aspect pratique de la prise de vue de feux d’artifice. Ma préparation se déroule généralement en 3 étapes.

1. Bien avant le spectacle

L’idéal quand vous ne connaissez pas le coin où se passera le spectacle est d’aller faire des repérages la journée. Cela vous permettra de savoir où le feu sera tiré, où sont les photographes « officiels » (généralement ils sont à la meilleure place). Emportez votre matériel pour tester quelques cadrages de jour pour avoir une idée du rendu.
Si vous avez la possibilité, essayer de trouver un coin un peu isolé qui permettrait d’avoir une vue originale : en altitude, de l’autre côté d’un lac pour profiter des reflets, en haut d’un immeuble, etc. Soyez innovant, c’est ça qui fera que votre photo se distinguera des autres. ;-)
Accessoirement, regardez la météo pour prévoir au cas où des sacs pour protéger votre matériel.

2. Juste avant le spectacle

S’il y a beaucoup de monde attendues au spectacle, arrivez bien avant le début pour vous assurer la meilleure place. À Toulouse j’arrivais généralement vers 15–16 h à mon emplacement pour prendre le feu à 22 h. Certes, la soirée est longue assit par terre, mais il faut ce qu’il faut pour n’avoir personne devant soi. ^^
installez de façon très stable votre trépied pour être sûr que celui-ci ne bouge pas. Vérifiez que personne ne puisse se prendre les pieds dedans. Assurez-vous aussi qu’il soit parfaitement horizontal (trépied et la rotule), cela vous permet d’éviter de trop dériver en horizontalité de vos photos quand vous tourner l’appareil. Et surtout, ne sortez jamais la colonne centrale, c’est une source de flou énorme.

Pour l’appareil, voilà quelques paramètres à régler avant le spectacle :

  • sensibilité : mettez la valeur la plus faible possible (100 ou 200 ISO). Vous prendrez souvent des poses longues, pas besoin de rajouter du bruit thermique et électronique pour rien
  • mode : manuel (M)
  • vitesse : pose B (BULB)
  • ouverture : vers f/8 environ
  • flash : pourquoi vous avez un flash ? Rangez-moi ça tout de suite ! :-D
  • format des photos : RAW si possible (je ne sauvegarde même pas de JPG perso, ça prend de la place pour rien)
  • mise au point : on en reparle après :-)
  • balance des blancs : auto, on s’en fout vous shootez en RAW, vous verrez plus tard sur l’ordinateur. Et si vous shooter en JPG, de toute façon vous n’aurez pas le temps de régler la balance, donc auto aussi.
  • désactivez la lumière d’autofocus ainsi que le bip au déclenchement, ça peut gêner vos voisins (ça doit être quelque part dans les paramètres de votre boîtier) :-)

Ah, un point très important pour être le plus performant pendant un spectacle pyrotechnique : il faut très bien connaître son matériel et pouvoir modifier très rapidement les paramètres à l’aveugle. Vous n’aurez pas le temps de chercher une fonction pendant 2 minutes.

3. Pendant le spectacle


Fête du Lac 2016 — Ne prenez pas que les plus grosses explosions, ce qu’il se passe au sol peut aussi être très joli à prendre en photo (fontaines, Bengales, etc.).
(EXIFS : 200 ISO – 105 mm – f/10 – 2 s)

Sachez d’abord que cette partie reste très chaotique et est sujet à un taux d’échec assez important. Ne désespérer pas, vous aurez au moins quelques photos bien à montrer. ;-)
Avec un peu de recul sur ce type de photos : faites ce que vous pouvez et vous verrez bien une fois chez vous. Avec le temps vous serez de plus en plus à l’aise sur ce type de photo.

Globalement, quand on photographie un feu d’artifice il n’y a que trois critères à prendre en compte : le temps de pose, la luminosité et la mise au point. Dit comme ça, la méthode peut être simple mais vous verrez que vous n’arrêterez pas de régler votre appareil toutes les 30 secondes pour contrôler la lumière. Vous n’aurez aucun répit pendant toute la durée du spectacle ; d’ailleurs, n’espérez pas profiter du spectacle, vous n’aurez pas le temps. ^^
Du coup, la photo de feu d’artifice se résume à jouer sur le compromis entre le temps de pose et l’ouverture pour contrôler le flux de lumière (sans oublier le cadrage).

Parlons déjà des deux premiers : temps de pose et luminosité

Personnellement, je passe les premières explosions à me roder pour juger du temps de pose et des ouvertures qui donnent des bonnes luminosités (autour de f/6–f/9 généralement).
Ensuite, je me focalise surtout sur le temps de pose (en pose B) pour avoir une explosion complète. Pour ça, il faut tenter d’anticiper ce qu’on va voir pour commencer la photo juste au lancement de la fusée et s’arrêter juste après l’extinction de l’explosion. Souvent ça sera trop tôt, parfois trop tard, mais parfois vous aurez le bon timing. Avec un peu d’exercice vous y arriverez de mieux en mieux.
Je vérifie l’exposition de mes photos régulièrement pour m’assurer qu’elles ne sont pas trop cramées (l’inverse est rarement le cas). Dans ce cas, fermez un peu votre diaphragme pour réduire le flux de lumière sur le capteur pour les prochaines explosions (généralement il y en a plusieurs explosions identiques qui se suivent, tout n’est pas perdu ;-)).

Et la mise au point dans tout ça ?

Pour la mise au point il y a plusieurs écoles et ça dépend un peu de type de feu que vous photographiez.
Dans le cas de la Fête du Lac avec 700 m de largeur, la différence de distance entre deux zones éloignées créée un flou sur les explosions (même à f/8, ça se voit très vite sur des filés). Du coup je passe en mise au point auto pour me focaliser sur ma zone d’intérêt et ensuite je désactive la MaP pour rester sur la même distance. Quand je change de direction je repasse en auto pour la 1ère photo. Si votre auto-focus est assez rapide ça se passe plutôt bien. Si votre autofocus rame (pas assez de lumière ou pas assez rapide), mettez-vous à l’infini et restez en manuel.
Dans le cas d’un petit feu qui n’est pas très large, vous pouvez faire la mise au point tout au début pour ne plus y toucher jusqu’à la fin. Ceci dit, vérifiez quelques fois vos photos pour savoir si vous êtes toujours bons, ça serait dommage de tout jeter car vous n’étiez pas bien focalisés. ;-)
Si vous êtes assez loin, vous pouvez vous placer à l’infini.

Côté cadrage

Deux cas ici :

  1. soit vous avez une vision d’ensemble du feu avec votre objectif et du coup vous pouvez rester dans la même configuration pendant tout le spectacle
  2. soit vous n’avez pas assez d’angle et du coup il vous faudra jouer, en plus du temps de pose et de l’ouverture, sur le cadre et l’horizontalité de l’appareil (au pire ça peut se résoudre en post-traitement ça)

Les appareils récents proposent maintenant 18 voire 24 millions de pixels, n’hésitez donc pas à recadrer votre photo en post-traitement pour vous focaliser sur un sujet particulier. Moi-même à 12 MPx sur mon D90, ça m’arrive souvent. Tant que vous n’imprimez pas sur du 120 × 80 cm ça devrait bien aller. :-)

En conclusion


Fête du Lac 2017 — Méfiez-vous pour le bouquet final, il est très lumineux. Fermez plus que d’habitude votre diaphragme sinon vous cramerez toutes vos photos.
(EXIFS : 200 ISO – 36 mm – f/10 – 3 s)

Comme vous avez pu le constater, du moins je l’espère, d’un point de vue purement matériel, la photo de feux d’artifice ne nécessite pas de matériel hors de prix. Il faut cependant avoir une bonne maîtrise de son matériel pour faire des photos bien exposées et avec le bon temps de pose. Pour faire simple : il faut savoir quand commencer sa photo et quand l’arrêter et généralement vous aurez une photo correcte. Le reste peut se jouer en post-traitement (tant que la photo n’est pas entièrement cramée bien sûr).
Par contre, comme je l’ai mentionné plus haut, il vous faut connaître sur le bout des doigts votre appareil pour pouvoir changer les réglages très rapidement et à l’aveugle afin de ne pas perdre de temps. Cet aspect est peut-être le plus difficile au final et nécessite pas mal de pratique.

Une fois les photos réalisées, vous n’avez fait que la moitié du boulot : il vous reste encore la sélection des photos ainsi que le traitement qui fera toute la différente (d’où le format RAW).
Un dernier conseil : quand vous aurez 200 photos de votre spectacle, n’en montrez que les meilleures aux gens plutôt que toute votre série. Comme dit Arnaud Thiry, « Shootez beaucoup, montrez peu ». ;-)

Voilà, j’espère que cet article vous aura intéressé et appris des choses. N’hésitez pas à partager cet article et à ajouter un commentaire à ce billet si vous vous posez encore des questions sur ce thème, j’essayerai d’y répondre le mieux possible. :-)

Catégorie : Blog

Fête du Lac 2017

N.f.T. Photo - mar, 08/08/2017 - 11:37
08 août 2017Auteur : N.f.T.

Après ma première participation à la Fête du Lac d’Annecy l’année dernière (si vous n’avez pas encore vu les photos, c’est par ici ;-)), la ville d’Annecy m’a de nouveau accepté comme photographe accrédité pour cette nouvelle édition du week-end dernier. Je souhaite donc les remercier très chaleureusement pour me permettre de nouveau de photographier ce feu d’artifice exceptionnel depuis la tribune presse. :-)

Le thème du spectacle

Cette année, le thème était sur La danse du feu avec un total de 13 tableaux reprenant les différentes époques et styles de musique et de danse à travers les âges.
Nous commencions notre voyage avec la danse la plus primitive lors de la préhistoire pour ensuite faire un bon dans le temps pour atterrir à l’époque classique avec le Lac des Cygnes, Casse-Noisette ou encore la valse de La Belle au Bois dormant du compositeur de génie Tchaïkovski (compositeur que j’adore personnellement, ce passage du spectacle était un vrai délice pour mes oreilles =)).
Nous sommes ensuite plongés dans la musique à 2, 3 et 4 temps avec la valse, le cha-cha, le foxtrot ou encore le rock avec notamment le “King”… Elvis Presley (je n’ai pas vérifié, mais je pense que toutes mes photos sont floues pendant Jailhouse Rock à force de bouger sur ma place :-D).
L’histoire nous fait ensuite voyager à travers le monde pour découvrir les différentes danses traditionnelles avec le flamenco d’Espagne, la danse russe ou encore irlandaise.
Nous terminions ce voyage à travers les époques avec la danse de rue et la danse moderne pour arriver à la fin avec un mini concert live de DJ Ralph, un musicien d’Annecy, pour le bouquet final.

L’artificier

Cette année, c’est le maître artificier portugais Vitor Machado qui était à l’œuvre. Il a notamment déjà réalisé des spectacles pour l’Euro 2004, la Coupe Africaine des Nations ou encore les Fêtes de Genève. En bref, du très haut niveau plusieurs fois récompensé dans les compétitions à travers le Monde : Chantilly, Cannes, Montréal et Yokohama.

La technique

D’un point de vue technique, ce n’est pas moins de 2,8 tonnes (500 grammes de plus que l’année dernière) de matière active qui étaient déployées pour une durée du feu de 1 h 15, 141 plates-formes sur le lac, 60 jets d’eaux dynamiques et 42 traceurs de lumière sur une longueur de plus de 700 m ! De quoi choper un torticolis avant la fin de la soirée. :-)

Retour personnel sur le spectacle

Pour être totalement honnête, j’ai trouvé ce spectacle excellent mais tout de même un peu moins bien que celui de l’année précédente. Avec un peu de recul il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer que je sois resté un peu sur ma faim cette année.
Le thème sur la danse était très intéressant et aborde tous types de musiques et de styles de danses différentes : du classique à la techno en passant par le rock et la traditionnelle. Dans tous ces styles, il y en a forcément certains qu’on aime moins que d’autres et ce fût le cas pour moi. J’ai moins apprécié la partie sur les danses modernes et la musique techno/électro par rapport à la partie classique rock.
Un autre facteur est sur la partie pyrotechnique. À côté de magnifiques fusées de toutes les couleurs, des jets d’eau très dansants et des jeux de lumière superbes (tout particulièrement les danseurs de lumière en 3D dans la fumée avec un réalisme impressionnant), il y avait aussi j’ai trouvé quelques répétitions ainsi que quelques moments un peu vides dans le ciel.
Ceci dit, je vous rassure tout de même : ça restait un spectacle pyrotechnique de Fête du Lac, donc avec un très haut niveau technique et de superbes compositions de musiques, lumières et formes. :-)
Un autre aspect vraiment sympa de la soirée, la partie live à la toute fin du feu. Ça rend le moment encore plus naturel et unique ; une super idée donc. :-)
Bref, si vous avez l’occasion de vous y rendre, foncez ! :-)

Les photos… (enfin ^^)

Après un énorme tri, ce sont neuf photos que je vous propose ce soir (sur un total de 412).
Vous pouvez penser que c’est assez peu mais c’est une volonté de ma part. En effet, certaines photos pourtant réussies étaient assez ressemblantes à d’autres et n’apportaient donc pas grand-chose à la série. J’ai donc préféré réduire le nombre (à moins de 10) pour ne laisser que les meilleures et les plus différentes en couleurs, formes, textures, etc.
Je vous laisse maintenant regarder les photos et j’espère que vous les apprécierez. :-)


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Quels sont les critères de sélection d’un trépied ?

Blog N.f.T. Photo - lun, 07/03/2017 - 19:10
Introduction

Il y a quelques semaines, j’ai cassé un pied de mon trépied en chutant (oui, je sais, je suis un boulet de première : nuit + précipitation = accident) ; du coup, j’ai engagé quelques recherches pour le remplacer et en acheter un nouveau. Cet article va donc détailler les différents critères sur lesquels je me suis basé pour faire mon choix. Ensuite, je vais faire un petit topo des différents besoins (non exhaustifs) amenant à choisir une modèle plutôt qu’un autre. Je terminerai par l’aspect financier d’un tel achat.
Initialement, je comptais faire un retour d’expérience du trépied que j’ai acheté, mais l’article est déjà bien long, un second viendra donc plus tard.
Je ne vais pas parler ici des rotules vu que je n’ai pas fait de recherche sur ce sujet. Pour le moment, j’ai encore ma vieille rotule achetée il y a plusieurs années qui n’est pas fantastique mais qui fait le job et en qui j’ai confiance pour poser mon matériel. ^^

Bonne lecture. :-)

Comment choisir son trépied ?

Dans un trépied, il existe de nombreux critères à prendre en compte pour trouver celui qui vous convient le mieux.

Le matériau

Il existe trois grandes catégories de matériaux pour les trépieds qui sont les suivants :

  • Plastique — Classiquement les trépieds premiers prix, ils sont légers mais ne peuvent pas supporter des charges très lourdes. Leur faible poids fait qu’ils ne sont pas très stables et peuvent engendrer du flou (vent, matériel trop lourd ou encore manipulation de l’appareil). Ils peuvent être utiles pour du matériel compact et si vous n’avez pas envie de mettre 200 € dans un trépied. :-)
  • Aluminium — Ces trépieds sont plus lourds que les précédents, donc plus stables et peuvent donc supporter du matériel plus lourd. Ils sont logiquement plus chers que les plastiques. Si vous débutez en photo, que votre budget n’est pas énorme et que le poids ne vous fait pas peur ce matériau peut être très bien (j’ai vécu 5 ans avec un trépied alu et je n’en suis pas mort ^^).
  • Carbone — Les trépieds carbone sont en fait en constitué de polymère chargé de fibre de carbone sous forme de nappe. Ce type de matériaux composites est très utilisé par exemple dans des pièces pour l’aéronautique. Ils permettent un gain en poids et une très bonne résistance mécanique grâce aux fibres très résistantes. Ces trépieds généralement classés dans la gamme pro permettent de soutenir du matériel plus lourd (de 5 jusqu’à 9 kg suivant les modèles) tout en conservant un poids raisonnable (entre 1,5 kg et 2 kg pour les plus gros).
Les dimensions

Comme je vais le détailler juste en dessous, il existe de nombreuses dimensions sur un trépied ayant pour chacune une importance :

  • Hauteur minimale — cette hauteur correspond à la hauteur minimale que le trépied peut faire lors de son utilisation. Généralement, sur les modèles entrée/milieu de gamme celle-ci est directement dépendante de la hauteur des pieds ce qui donne entre 20 et 30 cm minimum. Certains trépieds permettent de placer la colonne centrale à l’horizontale. En couplant cette fonction avec l’inclinaison des pieds, il est alors possible d’être au ras du sol (quelques cm). Attention : cette hauteur ne prend pas en compte la rotule. Si vous vous demandez à quoi cela peut être utile d’être au ras du sol, une des applications est la macrophotographie.
  • Dimension fermée — Cette dimension est surtout importante pour le rangement de votre pied quand vous ne l’utilisez pas. Elle est directement reliée au nombre de sections (3 ou 4 la plupart du temps) et varie donc entre 40 et 60 cm. Notez par contre que le nombre de section va influencer la stabilité du pied : plus il y en a, plus celles-ci seront fines donc moins résistantes.
  • Hauteur maximale (colonne centrale baissée) — Cette dimension est très importante, surtout si vous êtes grand. Comme vous l’aurez sûrement compris c’est la dimension avec tous les pieds développés et la colonne rentrée. Vous utiliserez probablement très souvent votre pied dans cette configuration. Pas beaucoup de contraintes dessus si ce n’est que pour un confort optimal, l’appareil posé dessus devrait être au niveau de votre tête. J’ai vécu 5 ans avec un trépied trop bas et mon dos s’en souvient encore, c’est très inconfortable. :-)
  • Hauteur maximale (colonne centrale levée) — Ne levez jamais votre colonne, cela rajoute des instabilités affreuses. ^^
  • Diamètre des tubes des jambes — Dernières dimensions qui seront directement reliées au poids maximal admissible par le trépied, devant le matériau. Cela vous donne les diamètres de chaque section. Plus celles-ci sont fines, plus elles seront souples et engendreront de l’instabilité.
  • Les angles des pieds — Cette donnée vous informe sur les différents angles que peuvent faire chaque pied. Je ne connais pas toutes les marques mais du côté de Manfrotto c’est très souvent 25°, 46°, 66°, 88°. Plus il y en a, plus votre trépied sera polyvalent dans des situations particulières. Petit conseil, prenez un modèle avec chaque pied indépendant, vous gagnerez aussi en polyvalence et en liberté.
Le poids

Deux points ici à mentionner :

  • Charge admissible — J’en ai déjà un peu parlé au début, mais ce critère est très important : ne placez pas du matériel trop lourd sur votre pied ; au mieux vos photos risqueront d’être floues, au pire votre pied sera instable et risque de flinguer votre matériel en tombant.
  • Masse du trépied — De ce côté, tout dépend de votre besoin. Cette donnée sera directement liée au matériau du trépied. À vous de savoir si vous préférer partir léger ou non. :-)
Autres critères

Il y a quelques autres critères de sélection dans un trépied que je juge importants ou intéressants :

  • Le niveau à bulle — Je dois avouer que c’est un point auquel je prête beaucoup d’attention et que je trouve important. Certains trépieds sont équipés d’un petit niveau à bulle pour être sûr qu’il soit bien à l’horizontal. Ce niveau est complété (et non remplacé) par le niveau à bulle présent sur la plupart des rotules.
  • La marque — J’avoue que dans mon cas, je n’ai eu que du Manfrotto qui a, il faut l’admettre, largement écrasé la concurrence et reste en parallèle de l’excellent matériel. Il existe cependant d’autres marques connues et de bonne qualité comme Velbon ou encore Vanguard. Après, il existe de nombreuses marques plus ou moins connues, chinoises ou non et plus ou moins réputées. Je dois avouer que dans ce domaine, je n’ai que très peu de retour. De nature, j’aurai tendance à privilégier les modèles des marques connues et reconnues pour assurer une qualité optimale. Il faut tout de même se rappeler qu’on pose sur ces objets du matériel bien plus chère qu’eux et pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’euros, ce n’est pas rien.
Connaître son besoin pour bien choisir son matériel

Maintenant que j’ai un peu détaillé tous les critères d’un trépied, comment savoir quoi prendre ?
Eh bien, comme un peu pour tout achat de matériel photo, il faut savoir ce qu’on veut en faire. Utiliser un trépied pour faire de la photo studio ou pour partir crapahuter dans la montagne et faire de la photo animalière ou encore de faire de la photo de feu d’artifice le choix ne sera pas le même.
Dans le cas de la montagne, choisir un trépied léger est primordial. Il est donc plus judicieux de partir sur du carbone par exemple. Dans le cas d’une utilisation en studio, le poids n’est clairement pas un critère important : vous pouvez bien utiliser un trépied en aluminium et tout ira bien pour un budget réduit.
Je l’ai un peu mentionné plus haut, il faut aussi choisir son trépied selon sa morphologie : si vous êtes grand (1,80 m et plus), prenez un trépied assez haut. D’expérience et pour avoir faire de nombreux feu d’artifices courbé pendant de longues durées, c’est crevant et parfaitement inconfortable.
Si vous souhaitez avoir le moins d’encombrement possible, privilégiez peut-être des trépieds 4 sections pour avoir une hauteur plié réduite au détriment d’un peu de stabilité.
Autre exemple, si vous partez dans des endroits escarpés il est super intéressant d’avoir les 3 pieds indépendants et différents angles d’inclinaison pour adapter le pied au terrain et trouver la meilleure stabilité.

Pour terminer, et ce point est très important, regardez bien le poids de votre matériel pour bien dimensionner le trépied : il ne faut pas que celui-ci soit trop léger au risque d’avoir un malheureux accident.

Et bien sûr, comme pour tout matériel photo : allez tester le pied qui vous intéresse avec votre rotule et votre appareil avant de l’acheter. Rien ne vaut le contact avec le matériel pour se faire une bonne idée de celui-ci. ;-)

Et combien ça va coûter ?

Il y a de tous les prix dans les trépieds : de 20 € jusqu’à plus de 900 € (Si si, ça existe). Ceci dit, il est difficile de dire combien ça va vous coûter, tout dépend de votre besoin et de votre budget. Mais si je peux donner un conseil, un trépied peut se garder 40 ans, voire plus, si on y prend soin et qu’on ne se casse pas la figure avec comme je l’ai fait. Voyez donc l’achat d’un trépied comme un investissement si vous comptez continuer dans la photo encore longtemps. :-)
Ceci dit, un autre petit conseil, regardez bien différentes sources pour l’acheter, j’ai vu des énormes différences de prix sur un même modèle (jusqu’à 150 €). Par exemple, le trépied MT190 CXPRO3 que j’ai acheté m’a coûté 309,00 € chez Digit-Photo. Sur le site de Manfrotto il était à 438,90 €, chez Camara c’était 429,00 €, chez Missnumeric il est actuellement à 438,00 € et enfin chez Le Cirque c’est 379,00 €.
Autant, je préfère parfois acheter le matériel en boutique plus cher pour profiter du service client, autant entre la différence de prix chez Camara de 120 € (le prix d’un filtre quoi…), le fait qu’ils ne l’aient pas en stock à Grenoble et surtout parce que j’ai de très mauvaises expériences avec les vendeurs de Grenoble qui ne sont pas particulièrement aimables et compétents (je trouve), j’ai opté pour la solution sur l’internet via Digit-Photo, qui sont par ailleurs très sérieux. :-)

En conclusion

Au final, cet article fait un peu « catalogue », mais j’avais souhaité mentionner un peu tous les paramètres intéressants voire importants pour faire son choix et je ne voyais pas tellement d’autres méthode d’écriture. J’espère tout de même que cet article pourra vous aider dans vos recherches. :-)

Dans mon cas, j’ai longtemps hésité entre deux modèles : le 290 et le 190 de Manfrotto en carbone. Le premier était censé être plus haut de 7 cm (alors qu’au final pour avoir comparé les deux en boutique ne l’était pas) et plus léger de 100 g. Le second quant à lui proposait la colonne inclinable et le niveau à bulle. C’est au final sur ces deux derniers critères que j’ai fait mon choix pour le 190 CXPRO3. En effet, je me sors très souvent du niveau à bulle du trépied et je ne me voyais pas vivre sans et, vu que je compte un jour faire de la macro-photographie (quand j’aurai les moyens d’acheter une optique macro ^^), je serai très content d’avoir la possibilité de placer l’appareil au ras du sol grâce à la colonne inclinable. Pour terminer, la différence de prix n’était pas non plus énorme entre les deux.
Par ailleurs, faisait beaucoup de randonnée en montagne, j’ai acheté il y a maintenant plusieurs années un bâton de marche Léki en carbone avec filetage pour accrocher un appareil. Je ne me sépare jamais de lui quand je pars marcher tellement il est léger, confortable et super pratique. Si ça vous intéresse c’est ce modèle qu’on peut encore acheter dans quelques boutiques. ;-)
Voilà, si vous avez des remarques ou des questions à ce sujet, n’hésitez pas à m’interpeller dans les commentaires, sur Mastodon, par courriel ou encore par Diaspora*, j’y répondrai dans les plus brefs délais.

À bientôt.

Catégorie : Blog

Fête de la musique 2017 #1

N.f.T. Photo - sam, 06/24/2017 - 22:02
24 juin 2017Auteur : N.f.T.

Comme chaque année, ou presque, je profite de la fête de la musique pour photographier quelques groupes sympas que je croise dans la rue.
Le premier de la soirée est un groupe de musique japonais, de quoi bien commencer la soirée avec une musique originale. :-)
Ce concert était organisé et joué par les personnes de l’épicerie japonaise Ozenya dans le centre-ville de Grenoble. Au programme, des chansons typiques japonaise, logiquement, du David Bowie ou encore Les champs Élysées de Joe Dassin en version japonaise. Pour votre plaisir, et parce que je trouve ça vraiment joli à écouter voilà une vidéo de celle-ci. ;-)

Il y aura un second article dans les jours qui viennent pour un second groupe que j’ai croisé plus tard dans la soirée. En attendant, je vous laisse avec les photos de ce premier concert. ;-)

Licence : CC–BY

Comment vérifier un objectif photo d’occasion ?

Blog N.f.T. Photo - sam, 06/17/2017 - 21:30
Introduction

Comme chacun le sait, le matériel photo coûte assez cher quand on cherche de la bonne qualité (des objectifs qui ouvrent beaucoup, des longues focales, etc). Pour les personnes ayant un budget limité et veulent tout de même se faire plaisir, se tourner vers le marché de l’occasion peut être alors une solution intéressante pour obtenir l’objectif de ses rêves pour pas trop cher. Cependant, le matériel photo étant particulièrement fragile (lentilles avec revêtements spécifiques, éléments micro-mécaniques, ajustement très précis des composants optiques, etc), il faut cependant rester très prudent sur ce qu’on achète.
Ayant été confronté à un cas aujourd’hui même (j’en parle en fin d’article), j’ai souhaité partager ma petite expérience, et j’espère que celle-ci vous évitera de faire des erreurs.

Je ne parle ici que l’achat d’objectif d’occasion vu que je n’ai été confronté qu’à ce cas. :-)

Où acheter des objectifs d’occasion ?

Internet est devenu le plus grand marché de l’occasion existant, et pour de très nombreux produits c’est un espace fantastique : Le bon coin ou encore Ebay sont des sites Internet où il est possible de trouver son bonheur, et plus si infinité. Cependant, dans le cas du matériel photo, je déconseille très vivement l’achat sur Internet. Comme je l’ai dit précédemment, les objectifs photo sont des bijoux de technologie et de précision — autant d’un point de vue optique que mécanique. Avant de l’acheter, il faut voir et tester le matériel. C’est très important. N’achetez rien sans l’avoir essayé avant. Ne faites pas confiance aux vendeurs qui vont diront toujours que leur matériel est en excellent état, et n’achetez pas à une personne qui refusera de vous le montrer avant.
Mais du coup, où acheter ? Presque toutes les boutiques photo proposent maintenant des produits d’occasion avec parfois même une petite garantie de 6 mois sur le matériel. De plus, les vendeurs étant généralement experts, ils sont capables de juger de la qualité d’un objectif et de détecter des défauts potentiels. Certes, le matériel sera un peu plus cher que sur le Net (marge de la boutique), mais elle vous permet d’avoir un peu d’assurance sur ce que vous allez acheter.

Combien coûte du matériel d’occasion ?

Voilà une question que vous vous poserez très probablement et assez rapidement : combien dépenser dans du matériel d’occasion. Il faut savoir que comme dans beaucoup de marchés, les produits ont une côte. Dans l’occasion photo c’est aussi le cas et la quasi-totalité des produits est référencée sur le site de Chasseur d’images. Sur ce site, il vous suffit de définir le type de produit que vous recherchez (boîtier, objectif, flash, etc) ainsi que la marque (Nikon, Zeiss, Pentax, etc.) et vous verrez alors une liste des produits avec différents prix selon son état : usagé, normal et exceptionnel.
Par exemple, ce matin j’ai vu un objectif Nikon AF-S 50 mm f/1,4 G en boutique au prix de 260 €. En regardant sa côte, j’ai pu voir que sa côte normale était à 250 €, en état exceptionnel elle était à 275 € et enfin en état usagé elle était de 190 €. Le prix en boutique n’était donc pas choquant.
Globalement, tout le monde se base sur ces tarifs pour définir le prix d’un produit. Par conséquent, si un jour vous voyez un objectif bien plus cher que sa côte, vous pouvez tenter de négocier le prix ou sinon allez le chercher ailleurs : il y a des chances que vous le trouverez à un prix plus bas. Si à l’inverse un objectif est vendu 50 € en dessous de sa côte, fuyez c’est louche. ^^

Une fois que vous avez l’objectif dans les mains, que regarder ?

Ça y est ? Vous avez l’objectif de vos rêves dans les mains à un prix qui vous intéresse ? Nickel, il y a maintenant plusieurs points à regarder pour voir son état.

Tout d’abord, venez avec votre boîtier, c’est avec lui que vous allez faire des photos, c’est donc avec lui que vous allez tester l’objectif. ;-)
Ensuite, il y a plusieurs étapes :

  1. Regardez l’état général de l’objectif — c’est une des premières choses à faire pour voir comment l’objectif a été entretenu par le précédent propriétaire. Y a-t-il des rayures sur la vitre de distance de mise au point ? Y a-t-il des traces, des éraflures ou des saletés sur la coque de l’objectif ? Et sur le par-soleil ? Si celui-ci est abimé, il est possible que l’objectif ait prit des coups. Si vous voyez ces problèmes, ce n’est pas forcement gênant, mais il faudra redoubler de vigilance sur les prochains points à regarder pour s’assurer du bon fonctionnement de l’objectif et de son état. Essayez aussi les bagues de zoom et de mise au point pour vérifier qu’elles tournent bien et qu’il n’y ait pas de poussières dedans (frottement, grincement ?). Si vous ne voyez rien de tout ça, tant mieux. Le précédent propriétaire a l’air d’avoir pris soin de son matériel et vous pouvez lire la suite. :-)
  2. Regarder la lentille frontale et celle côté boîtier  — la lentille frontale est une des parties les plus sensibles sur un objectif, c’est elle qui est face à son environnement et qui est donc la plus exposée. C’est aussi elle qui prend des coups, est en contact avec de la poussière et/ou des frottements régulièrement (nettoyage). C’est donc primordial qu’elle soit en (très) bon état. Regardez donc avec des angles rasants pour trouver des rayures, éclats, ou encore des marques de frottement dessus. Si c’est le cas, je vous conseille de passer votre chemin. En effet, des éclats ou des rayures vont directement impacter vos photos. De plus, si la personne a utilisé des produits nettoyants très agressifs ou des chiffons pas adaptés aux lentilles d’objectifs photo, cela peut dégrader très fortement les traitements de surface de la lentille (anti-reflets par exemple). Vous perdrez alors beaucoup en qualité optique.
    Remarque : il faut savoir que sur des lentilles de très bonne qualité, il peut y avoir plusieurs couches de différents matériaux avec des épaisseurs pouvant aller jusqu’à quelques nanomètres pour obtenir une surface anti-reflets optimale. Je vous le dis, c’est des bijoux des objectifs. ;-)
    Ça y est, vous avez regardé les deux lentilles extérieures de l’objectif ? Il n’y a aucun problème ? Super ! On peut passer à la suite.
  3. Regardez à l’intérieur de l’objectif — maintenant que l’extérieur va bien, regardons à l’intérieur. De base, le diaphragme est fermé au maximum, il est alors difficile de regarder au travers. Pour l’ouvrir manuellement, il y a une petite patte à déplacer (avec la plus grande précaution bien sûr, rappelez-vous objectif = bijoux ^^), celle-ci est montrée sur la photo ci-dessous par la flèche rouge.

    Une fois le diaphragme ouvert entièrement, regardez si vous ne voyez pas de poussière ou des effets d’optiques anormaux pouvant montrer un désalignement des lentilles internes. Si vous voyez un de ces deux points, ou les 2, laissez tomber l’affaire et cherchez ailleurs. Il est toujours possible de faire nettoyer l’intérieur s’il y a une poussière mais ça va vous coûter un bras. Si les lentilles ne sont plus alignées ça veut dire que l’objectif s’est pris un sacré coup et que du coup il est foutu. Si vous ne voyez rien de tout ça, nickel, vous pouvez passer à la suite. ;-)
  4. Installez l’objectif sur votre boîtier (enfin :-D) — Si vous avez passé les trois premiers points c’est que ça a l’air bien partie. Il ne vous reste plus qu’à l’essayer et prendre quelques photos avec. Plusieurs points à regarder maintenant :
    1. L’autofocus fonctionne-t-il bien ? Essayez de faire la mise au point sur une zone bien définie et regardez sur la photo si la mise au point est bien sur la zone souhaitée. Si ce n’est pas le cas, ça veut dire que l’AF est décalé. Ce n’est pas un point très positif. Peut-être que ça peut se corriger mais ça risque de coûter cher, je n’ai malheureusement pas de recul sur ce sujet. Mais à votre place j’irai voir ailleurs.
    2. La connectique : votre boîtier reconnaît-il bien l’objectif : focale, ouverture, mise au point ?
  5. Faites quelques photos dans différentes situations et regardez un peu le rendu pour voir si ça vous convient. Vous pouvez cherchez sur les photos des points noirs par exemple, ou des zones anormalement floues voire déformées. Ces défauts seront probablement liés à un des problèmes mentionnés plus haut, mais des fois ça se voit mieux sur une photo. ;-)

Ça y est, c’est terminé. Ouf !
Si tous les points détaillés ci-dessus sont au vert, vous avez sans doute trouvé l’affaire du siècle, bravo ! A priori vous pouvez l’acheter sans prendre trop de risque. Vous pouvez demandez au vendeur si l’objectif est encore sous garantie, dans ce cas récupérez la facture, c’est toujours utile en cas de pépin. :-)

Pour la petite histoire…

Ce matin, j’étais passé en boutique pour comparer deux trépieds, et je vois par hasard un Nikon AF-S 50 mm f/1,4 G à 260 € que je cherchais depuis déjà quelque temps sur le marché de l’occasion. Je demande au vendeur son état, et il me répond qu’ils l’ont testé et qu’il est en parfait état. Selon sa côte, le prix n’est pas choquant et colle assez bien au discours. Seul bémol, la boutique ne propose pas de garantie dessus.
Dans l’après-midi, je repasse pour l’essayer. J’applique la liste mentionnée dans cet article et découvre deux problèmes :

  1. Lors des essais photo, l’autofocus n’arrive pas à faire la mise au point sur certaines zones pourtant assez facile. Je n’ai jamais été confronté à un tel cas par le passé, je suspecte alors un défaut dessus sans certitude ;
  2. Lorsque j’ai regardé dans l’objectif, je découvre une poussière noire en plein milieu et à l’intérieur de l’objectif.

Bref, après avoir vu ces deux soucis, aucune chance que je dépense 260 € pour ce caillou, c’est un piège. Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’un vendeur d’une boutique normalement sérieuse me dise que l’objectif est en parfait état alors que je trouve en moins de 2 minutes une poussière dedans. Une fois que celui-ci voit la poussière, il retire l’objet à la vente. Mais j’ai peur que demain celui-ci soit de nouveau en vente et qu’une personne moins pointilleuse que moi l’achète trop rapidement et se fasse arnaquer.

Les objectifs coûtent cher, ça je l’ai dit, et quand une personne en abime un, l’idée de le revendre à bon prix à un pigeon pour perdre le moins d’argent peut traverser la tête de certaines personnes peu scrupuleuses. Donc, si je peux vous donner un avis, méfiez-vous et ne faites pas trop confiance aux gens.
Dans le cas de mon objectif, je laisse le bénéfice du doute au vendeur, mais ça m’inquiète un peu de constater un tel problème dans une boutique.

Conclusion

Finalement, je ne pensais pas avoir autant à dire sur ce sujet. Sachez tout de même que je ne suis « qu’un amateur » et que du coup il y a peut-être d’autres soucis visibles que je n’ai pas mentionné ici. Si vous souhaitez acheter du matériel photo d’occasion, essayez de lire d’autres sources et de recouper les avis. ;-)
La liste que j’ai donnée ici est celle que j’applique dans mon cas, et elle m’a permis de ne pas me faire arnaquer cet après-midi. Donc je peux dire que pour le moment je lui fais assez confiance.
J’espère que vous aurez apprécié ce premier billet de blog sur ma galerie et si vous avez d’autres astuces et méthodes de détection de problèmes sur des objectifs d’occasion, n’hésitez pas à l’écrire dans les commentaires, je suis ouvert à la discussion et si je peux apprendre aussi des astuces je suis preneur. ;-)

Catégorie : Blog

Lac de la Folle

N.f.T. Photo - mer, 06/14/2017 - 20:09
14 juin 2017Auteur : N.f.T.

Le weekend dernier a été l’occasion de commencer la saison de randonnée en montagne, et pour cette première, je me suis attaqué avec une autre personne au Lac de la Folle, dans le massif de Belledonne pas loin d’Allevard (voir carte ci-contre).

Du côté du paysage, celui-ci n’est pas particulièrement intéressant dans la forêt. Une fois arrivé au premier chalet de la Grande Valloire et jusqu’au 2e chalet de la petite Valloire, la vue est beaucoup plus dégagée et jolie avec une superbe vue sur le massif de la Chartreuse. Une fois arrivé en haut, plusieurs gros névés nous attendaient sur les dernières mètres et surtout les deux lacs (Lac blanc et Lac de la Folle) étaient encore partiellement gelés, une sacrée surprise au mois de juin.
Bien que nous ayons croisé de nombreux terriers de marmottes au niveau des lacs, nous n’en avons entendu ni vu aucune. Aucun chamois ou bouquetins observés non plus. C’était une petite déception sur ce point, le lieu s’y prêtait plutôt bien. Il était sans doute trop tard.
Au final, je n’ai pas fait beaucoup de photos (il faisait trop chaud ^^), mais j’aimerais bien y retourner prochainement pour camper au niveau du 1er chalet et faire des photos du torrent et des lacs au levé du soleil, lors de cette journée il était en effet beaucoup trop imposant.

Pour les personnes qui seraient intéressées par cette randonnée, celle-ci se fait plutôt bien. Le départ se fait vers 1 000 m d’altitude pour arriver au niveau des lacs vers 2 100 et 2 200 m d’altitude. La partie en forêt bien qu’assez raide à des endroits est facilement praticable. La seconde partie vers les lacs est très exposée au soleil mais le chemin reste bien visible et longe le torrent. Seule la toute fin, entre les deux lacs, est déjà plus coriace avec une absence totale de chemin, la marche se faisant dans un pierrier ce qui la rend plutôt difficile (rochers instables allant jusqu’à 1 m de diamètre). La descente vers le lac, que nous n’avons pas faite, est particulièrement raide. Attention tout de même, il y a environ 1 300 m de dénivelé positif, une bonne condition physique est donc clairement recommandée.

Vous pouvez télécharger le fichier GPX du tracé que nous avons fait ici. Ceci dit, je tiens à informer que la possession seule de ce tracé ne suffit pas pour faire la randonnée dans de bonnes conditions. Une carte 1:25 000e (carte IGN 3433 OT) et une boussole sont très vivement conseillées, voire obligatoires. Après je vous dis ça mais vous êtes responsable de votre propre sécurité en montagne. ;-)
En plus d’une carte, j’avais aussi le livre Chartreuse & Belledonne d’Alain Doucé des éditions Le guide rando qui détaille toutes les étapes de ce parcours.

Bref, assez écrit, je vous laisse visionner les 10 photos triées de la journée ci-dessous. J’espère qu’elles vont plairont. :-)

Licence : CC–BY

Crit’air, quand la vignette devient plus fumeuse que le nuage de pollution

Un p’tit flux - dim, 05/14/2017 - 19:10

Nouveau : version pdf du billet ! :-)
Introduction

En tant que possesseur d’un véhicule, et surtout habitant à Grenoble, la vignette Crit’air commence à devenir plus ou moins une obligation si on veut pouvoir rouler sans souci. Mais à regarder de plus près ce petit macaron à 4,18 €, on commence à voir un petit nuage grisâtre ressemblant à peu de chose près au nuage jaunâtre de pollution qu’elle est censée combattre.

Pour rappel, cette vignette catégorise les véhicules motorisés (voiture, moto, camion, OVNI) selon leur niveau de pollution. Ainsi, lors d’un pic de pollution certaines catégories sont interdites à la circulation car considérés comme trop polluantes. À première vu, on pourrait dire que le système est pas mal : si on a une voiture qui pollue beaucoup on ne peut plus rouler et plus le pic de pollution s’éternise, plus le nombre de catégorie est interdit de circulation. Cependant, la réalité est bien moins idéaliste et rose que cela.

Tout d’abord, on va mettre une petite chose au clair : TOUS les véhicules polluent, que ce soit lors de leur fabrication, pendant leur utilisation ou pendant leur fin de vie dans une casse, tous, même les véhicules électriques, ils polluent juste ailleurs et du coup on le voit moins c’est tout.
La seule solution si vous ne voulez pas polluer c’est de marcher ou prendre un vélo. :-)

Où chercher des informations sur la vignette ?

Attention, en faisant mes recherches, j’ai vu que plusieurs sites faisaient les intermédiaires pour acheter la vignette avec des coûts bien plus importants que prévu. Il n’y a que deux sites de référence, et aucun autre :

  • https://certificat-air.gouv.fr/
  • http://www.developpement-durable.gouv.fr/certificats-qualite-lair-critair
Comment fonctionne la vignette Crit’air ?

Voilà, maintenant que la base est posée, regardons le classement de leur vignette (infographie tirée du site http://www.developpement-durable.gouv.fr/certificats-qualite-lair-critair).

On voit bien que les deux seuls critères qui entrent en compte dans la catégorisation des véhicules est le code de la norme EURO (lié à la date de mise en 1re circulation) et du type de carburant (diesel vs essence).
Du coup, une première question peut se poser : un véhicule polluant mis en circulation en 2016 est-il mieux noté qu’un véhicule moins polluant mis en circulation en 2010 ? Et bien… oui. Vous pouvez acheter un 4×4 récent ayant un malus écologique élevé mais récent sera catégorie 1 alors qu’un véhicule citadin sans malus de 2006 sera moins bien noté. Cohérence quand tu nous tiens.

En fait, cela s’explique par le fait que le malus écologique (qui est de toute façon remboursé par le concessionnaire pour que les gens achètent la voiture) est seulement calculé à partir des émissions de CO2 et non sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx), des particules fines ou encore du monoxyde de carbone (CO). Du coup, on peut avoir une voiture polluante (car le CO2 est bien un polluant) fortement taxée tout en ayant une bonne note sur la vignette.

La norme européenne d’émission se base quant à elle sur les émissions de polluants directement dangereux pour les personnes et l’environnement (particules fines, oxyde d’azote, monoxyde de carbone, etc.). Tous les 5 ans, celle-ci s’incrémente et durcit les taux d’émission des différents véhicules. Du coup, un véhicule essence de classe 6b sera, selon des tests effectués sur les moteurs, moins polluant qu’un véhicule de classe 4. Les tests — comme le test WLTC qui sera utilisé pour la classe 6c — simulent des situations de conduite (autoroute, route, arrêt, démarrage, ville, etc.) pour mesurer les taux d’émission du véhicule. Pour rappel, l’affaire Volkswagen sortie en 2015 était justement sur le trucage des résultats lors de ces tests pour minimiser les taux de polluants émis.

Une mesure sur le long terme ?

À voir comme ça, on pourrait penser que la mesure est bien et réglera les problèmes de pollution dans certaines villes : les véhicules les plus polluants selon la norme européenne d’émission (donc ayant un numéro Cri’air élevé) seront rapidement interdits de circulation lors de pics de pollution. Sauf que non, pas tellement, du moins pas sur le long terme.

En effet, les voitures les plus « écologiques » (électriques et hydrogène) sont actuellement numérotées à 0 puis dans l’ordre croissant pour les voitures de plus en plus « polluantes », jusqu’à 5. Cependant, si on espère que cette mesure ait été étudié un minimum pour être durable, comment les vignettes seront-elles décernées dans les 5, 10, 20 prochaines années sur les prochains véhicules ?
Les futurs moteurs seront logiquement toujours plus performants et donc de moins en moins polluants selon les critères de la norme EURO de plus en plus stricte. Quelle sera alors la catégorie de leur vignette par rapport à l’échelle actuelle ? Ils seront alors meilleurs que les véhicules notés à ce jour par la note 1 sans laisser la possibilité de rajouter de nouvelles catégories.
En réfléchissant deux minutes sur cette question, inverser l’ordre de l’échelle aurait permis de créer de nouvelle classes au-delà de 5 pour les futurs véhicules toujours plus « écologiques ».

J’y vois donc deux interprétations possibles :

  • soit cette mesure est purement superficielle et n’a pas pour vocation de durer sur le long terme ;
  • soit il est prévu de devoir payer régulièrement une nouvelle vignette pour changer de catégorie avec le temps (option qui a l’air d’être réfutée par le gouvernement).

Dans les deux cas, je trouve le modèle utilisé, et imposé, particulièrement discutable n’invitant pas à payer cette vignette.

Par curiosité, j’ai alors envoyé un courriel depuis la page de contact de https://certificat-air.gouv.fr pour leur demander leur vision à long terme. Mon message a été envoyé le 22 janvier dernier… pour avoir une réponse le 21 février (réponse non modifiée) :

Bonjour,

Étant que le fabriquant de la vignette.

A ce jour cette vignette est obligatoire dans certaine ville pour circuler, si vous ne disposer pas cette vignette et que vous circuler dans une de ces villes vous êtes verbalisable.

Aujourd'hui nous ne pouvons vous donner plus d'explication, nous dépendons tous du ministère de l'écologie et nous ne pouvons connaître le futur.

Cordialement,

Quand je pense qu’il a fallu attendre un mois entier pour recevoir une réponse aussi affligeante que celle-ci, je dois avouer que j’ai été très déçu.
Plusieurs points me dérangent énormément dans cette réponse :

  • déjà, quand je contacte un site officiel du ministère je serai en droit d’attendre une réponse du ministère et non celle du fabriquant de la vignette qui n’aura clairement pas un avis objectif sur la question posée ;
  • ensuite, quand le fournisseur de la vignette me dit que leur bout de papier est obligatoire sous peine de verbalisation, ça me fait doucement sourire vu qu’il récupère une partie des 4,18 € du coût. Pas étonnant qu’ils disent de l’acheter. Avec un parc automobile de 38 652 000 au premier janvier 2016 (source), la recette est très fructueuse pour lui. De plus, si j’ai bien compris l’histoire : si on roule dans zone réglementée suite à une période de pollution on est verbalisable que si la voiture en question n’a pas le droit de rouler (qu’elle ait sa vignette ou non, dans le second cas un contrôle de la carte grise est fait par le policier pour connaître sa catégorie) ;
  • enfin, qu’on me réponde qu’on ne peut pas prédire le futur me choque pas mal. Le fait d’être dépendant du Ministère de l’écologie a l’air de les empêcher de réfléchir au-delà de leur rentabilité trimestrielle. Triste constat. :-(

Bref, leur réponse est aussi affligeante que bâclée et surtout ne répond à aucune des interrogations posées.

Quel impact des restrictions sur la qualité de l’air ?

Sur Grenoble, nous avons déjà vécu plusieurs périodes de restriction de circulation suite à des niveaux de pollutions élevés. Le graphique ci-dessous montre l’évolution des taux de particules fines au niveau de la rocade sud de Grenoble entre le premier janvier et le 15 février 2017. Pour information, la dénomination PM10 et PM2.5 signifient respectivement les particules en suspension dans l’air dont leur diamètre est inférieur à 10 µm et les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm. Les données sont issues du site Internet de l’organisme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, organisme agréé par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les restrictions de la ville de Grenoble (et plus généralement de la Métro) lors d’un pic de pollution commencent lorsque la quantité de particules fines dépasse les 50 µg m-3. Après deux jours de période de pollution, la vitesse est réduite de 20 km/h sur les grands axes (voies à plus de 90 km/h). Après 5 jours les premières interdictions de véhicules arrivent pour ceux n’ayant pas de vignette (véhicules de plus de 20 ans). Enfin, après 7 jours de pollution, les véhicules des catégories 4 et 5 sont à leur tour interdits.

À partir du graphique ci-dessous et des messages sur Twitter (je n’ai pas pu retrouver l’information ailleurs…) de La Métro relatifs au pic de pollution, on peut définir les différentes dates :

  • 19 janvier : début du pic de pollution
  • 21 janvier (J2) : les premières réductions de vitesse sont appliquées (tweet de La Métro)
  • 24 janvier (J5) : interdiction de circulation aux véhicules de plus de 20 ans (tweet de La Métro)
  • 26 janvier (J7) : interdiction des véhicules de catégorie 4 et 5 (tweet de La Métro)
  • 31 janvier (J12) : fin du pic de pollution (tweet de La Métro)

Peut-on dire que la mesure de la ville a réduit considérablement le pic de pollution ? Pas si sûr quand on compare les taux de polluants et les conditions météorologiques.
En reprenant le même graphique qu’au-dessus et en ajoutant les précipitations issues de Météo France, on peut observer qu’elles apparaissent lorsque le pic diminue.

Vous me direz que la pluie arrive après la descente, mais la perturbation était déjà installée sur la ville depuis quelques jours comme le montrent les images satellites que j’ai récupérées sur le site http://fr.sat24.com :


Image satellite en infra-rouge du 26/01/2017


Image satellite en infra-rouge du 27/01/2017


Image satellite en infra-rouge du 28/01/2017


Image satellite en infra-rouge du 31/01/2017

Globalement, pour avoir vu passer plusieurs périodes de pollution importante sur Grenoble, toutes se sont arrêtées suite à l’arrivée d’une perturbation, jamais les restrictions des véhicules n’ont significativement impacté la qualité de l’air en ville selon moi.

Quelle efficacité sur cette vignette finalement ?

À mon avis, pas beaucoup. Elle pourrit encore un peu plus la vie des personnes vivant en ville (ou à côté) en les forçant à acheter une vignette inutile et mal conçue sans étudier des solutions plus viables. Cependant, vu que la stratégie des gouvernements depuis pas mal de temps maintenant est de montrer qu’on agit même si ça n’a aucun effet, les problèmes ne risquent pas d’être résolus sur le long terme.

Par exemple, toute la ville de Grenoble est passée à 30 km/h au lieu de 50 depuis le 1er janvier 2017. Déjà, je ne pense pas qu’il était possible de rouler à plus de 30 avant vu la quantité impressionnante de feux rouge non synchronisés forçant alors les voitures à s’arrêter tous les 50 mètres. De plus, quand on regarde deux minutes les rendements et l’efficacité des moteurs de voiture, on constate que celles-ci sont les plus polluantes à faible vitesse et encore plus lors du démarrage. Finalement, la mesure adoptée a très probablement un effet plus néfaste pour l’environnement que l’inverse.

Au contraire, il serait plus intéressant d’optimiser la régulation des feux de la ville (de toute façon les Grenoblois ne s’arrêtent même plus aux feux rouges… et ça peut se comprendre), de construire des parkings en dehors de la ville pour les personnes vivant autour, de développer les réseaux de transports en commun le weekend et la nuit, d’aider les gens à acheter une nouvelle voiture, de développer le covoiturage (je profite ici pour mentionner la ligne de covoiturage Vercors ⇆ Grenoble illicov que j’ai découvert via Fla :-)), ou l’autopartage, etc. On pourrait aussi rendre plus cohérente et durable le modèle de la vignette en regroupant les malus écologiques à la vente du véhicule (qui pour rappel ne se base que sur les émissions de CO2) et les émissions de particules fines et autres polluants.
Bref, il existe plein de solutions pour améliorer la qualité de l’air dans nos villes. Rajouter une énième taxe (parce qu’au final c’est une taxe) ne réglera pas grand-chose à part remplir les caisses de l’État et d’une entreprise.

Aussi, on voit clairement que les zones les plus polluées sont majoritairement des lieux très fréquentés par des camions pour le transport de marchandise : Grenoble qui fait le pont entre les Alpes et Lyon, la vallée de l’Arve pour se rendre en Italie, la Maurienne pour l’Italie aussi, etc. Bref, les plus polluants ne sont pas les habitants des villes — qui utilisent majoritairement les transports en commun ou des vélos — mais surtout des gens qui traversent les quatre coins de l’Europe pour transporter des marchandises. Là encore, des choix stratégiques peuvent être faits pour favoriser les transports ferroviaires par exemple, qui est moins polluant que le transport routier.

Conclusion

Finalement, je n’ai pas la vignette sur ma voiture… et je ne compte pas l’acheter tant que je ne serai pas convaincu qu’elle aura un effet pour l’environnement sur le long terme et non pour remplir les poches d’une entreprise qui vend des macarons à 4,18 € pour quelques années d’utilisation. Il y avait déjà eu la vignette verte quelques années auparavant, maintenant celle-ci, dans 6 mois avec le prochain gouvernement il y en aura peut-être une autre. Bref, vu qu’on est pas foutu d’avoir une stratégie viable on ne fera jamais rien de constructif.
En espérant que le prochain président fasse quelque chose de plus constructif et pérenne, mais j’en doute vraiment.

Pour information, cet article était écrit en très grosse partie depuis février dernier, mais ayant contacté à plusieurs reprises le Ministère sur ces questions, j’ai voulu attendre leur réponse pour compléter ce billet… Malheureusement, je n’ai jamais eu de retour de leur part. Ils devaient sans doute être plus occupés à faire leurs cartons plutôt que de me répondre. :-/
Si un jour j’ai de leur nouvelle, je rajouterai un commentaire à ce billet. :-)

Catégorie: SociétéTags: SociétéVoitureÉcologiePollution

Les oiseaux de Camargue

N.f.T. Photo - dim, 04/02/2017 - 15:59
02 avril 2017Auteur : N.f.T.

De passage plusieurs jours en Camargue pour faire des randonnées et visiter les lieux emblématiques de la région (manade, Arles, Aigues-Mortes, les Saintes-Maries-de-la-Mer, etc.), j’en ai profité pour prendre quelques photos de la faune locale, et par quelques j’entends plusieurs centaines. ^^ Après un énorme tri, vous n’en verrez que 14.
La majorité des photos est réalisée dans le parc ornithologique de Pont de Gau, un lieu fantastique pour photographier les animaux de près. De plus, le parc permet de rester aussi tard que l’on souhaite pour observer les oiseaux au crépuscule ; ce qui est idéal pour faire des photos. Un exemple qui devrait être généralisé dans tous les autres parcs animaliers. :-)

Pour compléter les photos ci-dessous, voilà quelques informations peu connues ou originales sur les oiseaux photographiés.

  • le flamant rose — animal phare de la Camargue, les flamants roses viennent en très grand nombre dans la réserve pendant la période de reproduction (seul lieu en Europe). Comme chacun le sait, la couleur rose de l’animal provient de la nourriture qu’il mange. Les petits sont alors à leur naissance blanc et gris, et prennent progressivement la couleur rose au bout de 2 à 4 ans. D’avis personnel, en ayant observé ces oiseaux de près, ils passent les ¾ du temps la tête sous l’eau (pas pratique pour faire des photos) et se battent régulièrement entre eux pour de la nourriture en poussant des cris rauques et se donnant des coups de bec (ou du moins essayent ^^). Par contre, ils montrent de superbes couleurs rouge et noire lorsqu’ils ont les ailes déployées ;
  • le héron garde-bœufs — ces oiseaux portent ce nom du fait qu’on les retrouve souvent à côté des bœufs, des chevaux ou encore des taureaux (en Camargue) pour la nourriture présente autour d’eux : moustiques, mouches, tiques, etc. Les mâles principalement de couleur blanche, prennent des teintes orangées pendant la période de reproduction ;
  • le héron cendré — qui ne connaît pas cet oiseau ? ^^ On le retrouve un peu partout en campagne dès qu’on y retrouve des plans d’eau ou des rivières. Pour information, la huppe qu’on peut observer sur une des photos apparaît au bout de quelques années et leur espérance de vie peut aller jusqu’à 25 ans. Petit avis personnel : dans certaines postures, on pourrait presque se croire au Crétacé devant un oiseau préhistorique ^^ ;
  • l’aigrette garzette — pas grand-chose à dire si ce n’est que l’oiseau arbore deux grandes plumes sur la tête (voir photos) pendant la période nuptiale ;
  • la mouette rieuse — la couleur de la tête change en fonction de la saison, en passant de brun sombre en été blanc en hiver. La dernière photo de cette série montre alors le plumage estival. Ces oiseaux peuvent vivre jusqu’à 30 ans. Pour terminer, et étant un grand fan de Gaston Lagaffe, c’est cet oiseau qui accompagne Gaston en permanence. :-)

    HIHIHIÂÂÂRH !

Les informations sont issues des pages Wikipédia de chaque oiseau. Vous pouvez vous y rendre pour en savoir plus, le but n’étant pas de faire un paragraphe détaille de chacun, mais plutôt de vous inviter à aller les découvrir par vous-même.

Maintenant, je vous laisse découvrir les photos, les commenter et/ou les partager si elles vous plaisent. :-)

Licence : CC–BY

Monde virtuel

N.f.T. Photo - dim, 03/05/2017 - 13:28
05 mars 2017Auteur : N.f.T.

À quoi ressemble le monde lorsque nous le regardons à travers un univers virtuel ?
Comment percevons-nous la réalité lorsqu’un prisme numérique, pixelisé et déformant s’interpose entre lui et nous ?
Peut-on croire ce que nous voyons ?
Voyons-nous réellement ce que nous regardons ?

À travers cette série de photos où la Nature est déformée par l’Œuvre de l’Homme, où l’Œuvre de l’Homme se déforme elle-même, j’ai souhaité ouvrir ces quelques questions philosophiques sur notre société, notre rapport aux autres et notre rapport à nous-même au travers des autres.
Notre monde se transforme petit à petit : le virtuel dépasse la réalité, la Technique remplace la Nature et l’Homme surpasse l’Homme.

Plein de questions, aucune réponse. C’est volontaire. Je vous laisse réfléchir avec votre vous intérieur et votre imaginaire pour trouver des éléments de réponse sur ces sujets. :-)

Licence : CC–BY

Festival Place aux jeux

N.f.T. Photo - dim, 02/05/2017 - 20:39
05 février 2017Auteur : N.f.T.

Ce weekend, je me suis rendu au festival Place aux jeux organisé par trois associations grenobloise de jeux de société qui sont :

  • la Maison des jeux de Grenoble ;
  • Jeux en Société ;
  • et enfin Les compagnons du jeton.

Au programme du weekend, entre samedi 14 h et dimanche 18 h en continu, de très nombreux jeux de plateau étaient proposés en libre accès pour découvrir et apprendre à jouer, des tournois, des jeux traditionnels, d’échecs, de Go ou encore des casses-têtes. Bien sûr, de nombreux bénévoles étaient présents pour expliquer au public les différents jeux et les accompagner dans leur apprentissage. En plus de cela, plusieurs éditeurs de jeux comme Asmodee, Haba ou Ielo étaient aussi sur place pour présenter leurs jeux. Une salle spécifique était orienté sur les jeux vidéo en réseau et une autre pour les jeux de rôles.
Parce que les jeux sont pour tous les âges, il était proposé pour les plus jeunes des jeux d’éveils et différents jeux d’adresse. Bref, de quoi occuper tout le monde entre 2 et 80 ans.
D’ailleurs, j’ai été surpris du monde qui était au rendez-vous, le mauvais temps de dimanche ayant probablement favorisé les familles autour d’une table de jeu. :-)

En guise d’animation ce dimanche midi, une démonstration de combats médiévaux était proposée par l’association Excalibur Dauphiné pour montrer les différentes techniques de combats à main nu, à la dague ou encore à l’épée longue.

Pour terminer, je souhaiterai remercier l’association la Maison des jeux, et plus particulièrement Valérie, pour m’avoir autorisé à accéder à l’évènement comme « photographe bénévole » le jour même et une heure avant l’ouverture au public. La prochaine fois je regarderai l’agenda de Grenoble un peu plus tôt et non le samedi matin pour savoir ce qui est organisé. ^^

Je vous laisse maintenant avec les quelques photos réalisées lors de mon passage sur les deux journées (je n’ai pas eu le courage de rester toute la nuit :-þ).

Licence : CC–BY

Ouverture de mon blog orienté sur la photo

Blog N.f.T. Photo - dim, 01/08/2017 - 15:15

Bonjour à toutes et tous,

Premier message pour vous présenter l’ouverture d’un blog sur ma galerie photo. Celui-ci permettra d’étendre ma galerie à d’autres sujets que de « simples » publications photos. En effet, cela fait maintenant depuis plus de 6 ans que je pratique la photo reflex et j’ai depuis tout ce temps appris pas mal de choses, très souvent par moi-même mais aussi à partir de livres ou de sites Internet. J’ai donc envie, à mon tour, de partager mes quelques connaissances sur ce sujet qui me passionne.
Sur ce blog, j’y écrirai donc des articles sur différentes thématiques liés à la photographie, qu’ils soient sur la technique photo elle-même, sur des astuces que j’ai appris ou développé de mon côté ou encore sur l’histoire de la photographie ou des commentaires de photos que je vois sur la Toile. Pour le moment je n’ai pas vraiment de ligne directrice, elle viendra avec le temps et l’intérêt des lecteurs. :-)
Je ne promets pas des articles réguliers, rédiger des billets complets prend du temps que je n’ai pas toujours, mais j’essayerai de partager le plus possible. Vous pouvez suivre le flux RSS de ce blog en cliquant ici. Vous receverez alors des notification dès la publication d’un article. Je ne manquerai pas non plus de partager l’article via mon compte Diaspora* sur Framasphere.

Voilà, je vous dit à bientôt et je vous laisse avec un petit avant-goût de ce qui pourra arriver d’ici peu sur ma galerie et ce futur blog. ;-)

Amicalement,

N.f.T.

Catégorie : Blog

Ouverture de mon blog orienté sur la photo

N.f.T. Photo - dim, 01/08/2017 - 15:15

Bonjour à toutes et tous,

Premier message pour vous présenter l’ouverture d’un blog sur ma galerie photo. Celui-ci permettra d’étendre ma galerie à d’autres sujets que de « simples » publications photos. En effet, cela fait maintenant depuis plus de 6 ans que je pratique la photo reflex et j’ai depuis tout ce temps appris pas mal de choses, très souvent par moi-même mais aussi à partir de livres ou de sites Internet. J’ai donc envie, à mon tour, de partager mes quelques connaissances sur ce sujet qui me passionne.
Sur ce blog, j’y écrirai donc des articles sur différentes thématiques liés à la photographie, qu’ils soient sur la technique photo elle-même, sur des astuces que j’ai appris ou développé de mon côté ou encore sur l’histoire de la photographie ou des commentaires de photos que je vois sur la Toile. Pour le moment je n’ai pas vraiment de ligne directrice, elle viendra avec le temps et l’intérêt des lecteurs. :-)
Je ne promets pas des articles réguliers, rédiger des billets complets prend du temps que je n’ai pas toujours, mais j’essayerai de partager le plus possible. Vous pouvez suivre le flux RSS de ce blog en cliquant ici. Vous receverez alors des notification dès la publication d’un article. Je ne manquerai pas non plus de partager l’article via mon compte Diaspora* sur Framasphere.

Voilà, je vous dit à bientôt et je vous laisse avec un petit avant-goût de ce qui pourra arriver d’ici peu sur ma galerie et ce futur blog. ;-)

Amicalement,

N.f.T.

Catégorie : Blog

Trail de Montagnole

N.f.T. Photo - lun, 11/14/2016 - 22:27
14 novembre 2016Auteur : N.f.T.

Grande nouveauté ce week-end, en venant encourager (par ma seule présence ^^) ma sœur qui participait au trail de Montagnole à côté de Chambéry, j’ai pour la première fois couvert un trail. Pour occuper le temps (et se réchauffer un peu ^^) j’ai fini par prendre une bonne partie des participants de la course à différents points.

Il y avait en tout deux courses et une randonnée pédestre :

  • le grand parcours long de 22 km sur 1 000 m de dénivelé positif ;
  • le petit parcours long de 12,5 km sur 600 m de dénivelé positif.

Côté résultats pour le 22 km, le premier temps pour les hommes est de 1 h 42 minutes et 24 secondes et le premier temps ex-æquo pour les femmes (photo avec les deux gagnantes mains dans la main sur la ligne d’arrivée :-)) à 2 h 10 minutes et 44 secondes.
Pour le 12,5 km, le premier temps homme est de 53 minutes et 4 secondes et 1 h 06 minutes et 21 secondes pour les femmes.
Pour ma sœur : 3 h 03 minutes et 22 secondes. Bravo à toi ! \o/

Je n’ai très certainement pas pris en photo tout le monde mais si certain⋅e⋅s coureur⋅euse⋅s souhaitent savoir si j’ai une photo d’eux pour l’obtenir, vous pouvez toujours me contacter. Le plus de détails me permettra de me retrouver facilement et rapidement dans plus de 500 photos (numéro, classement, couleur de vêtements, etc.). Malheureusement, beaucoup de photos sont floues (je ne suis pas encore très habitué à ce type de situation) mais j’ai fait du mieux possible et je serai sans doute présent sur d’autres courses (peut-être comme bénévole si des organisateurs passent dans les parages ? :-)) dans la région pour perfectionner ma technique. :-)

J’ai un coup de cœur particulier pour les deux dernières photos de cette série : un homme encourageant sa femme à quelques mètres de la ligne d’arrivée. On peut sentir la souffrance des derniers mètres et le soulagement juste après ; bravo à elle. :-)

Enfin, pour finir cette introduction, il est courant que des coureurs participent à ce type de course au nom d’une cause ou d’une association. Je me permets donc de partager et diffuser celle du coureur au dossard 56 (photo 23) participant au trail pour faire connaître l’association Princesse des Montagnes visant à aider une petite fille atteinte d'un syndrome de West. N’hésitez pas à vous rendre sur leur page et soutenir l’association. :-)
Si d’autres associations étaient représentées, vous pouvez me joindre et je vous rajouterai dans la liste.

Licence : CC–BY

Vertige

N.f.T. Photo - mer, 11/09/2016 - 19:40
09 novembre 2016Auteur : N.f.T.

Il n’est pas dans mes habitudes de faire des photos politiques, et encore moins sur un pays que je connais pas plus que cela dans ce domaine, mais je me permet cette petite digression ce soir.
Pour l’expliquer, il y a quelques semaines je souhaitais participer à un concours photo d’une association dont le thème était « Vertige ». Seulement, la date limite de dépôt des photos était le weekend dernier et je n’ai rien proposé faute d’idée. Je ne l’ai eu que ce matin, en lisant l’actualité : une sensation de vertige et d’inconnu que sans doute beaucoup de personnes sur cette planète a pu ressentir.

advienne que pourra

Licence : CC–BY

La Maurienne en automne

N.f.T. Photo - sam, 11/05/2016 - 22:52
05 novembre 2016Auteur : N.f.T.

Après ma première série de paysage d’hiver en Maurienne, me voici de retour pour une seconde série en automne : la saison que je préfère de très loin devant les trois autres : lumière douce, couleurs vives variants du vert au rouge, une température encore agréable ; quoi de mieux pour les photographes ?
Cette série est une compilation de plusieurs journées autour du col de la Croix de fer séparant l’Isère de la Savoie. Vous pouvez retrouver les trois zones d’où ces photos ont été réalisées sur l’onglet Localisation à droite de la page.

Pour information, certaines des photos ci-dessous sont aussi publiées sur Unsplash sous licence CC0 : https://unsplash.com/@nft. :-)

Licence : CC–BY

La cascade d’Alloix

N.f.T. Photo - dim, 10/23/2016 - 21:25
23 octobre 2016Auteur : N.f.T.

Voilà quelques photos réalisée lors d’une rando avec quelques amis à la cascade d’Alloix dans le Grésivaudan en Isère (pas loin de Grenoble, voir la carte sur le côté de l’article).
Malheureusement, l’eau n’était pas au rendez-vous (c’est pas de chance pour une cascade) mais le coin est vraiment sympa à visiter et très sympa pour réaliser des photos de cascade.
J’y retournerai sans doute cet hiver pour reprendre d’autres photos sous la neige dans de bien meilleures conditions. Peut-être même, j’aurai un filtre ND pour augmenter le temps de pose des photos pour un meilleur effet. :-)

Licence : CC–BY

Espace Rambouillet

N.f.T. Photo - jeu, 09/08/2016 - 17:38
Auteur : N.f.T.

Lors de mon court séjour en région parisienne dans la vallée de Chevreuse, j’en ai profité pour me rendre au parc animalier de Rambouillet (site Web du parc : http://www.espacerambouillet.fr) pour jouer avec mon objectif 80 – 400 mm en photographie animalière.
Malheureusement, le temps était plutôt nuageux donc peu de lumière (surtout en pleine forêt) et pour couronner ma malchance, je me suis retrouvé dans la forêt avec un groupe d’une cinquantaine de personnes qui criait et courait partout avec des gilets de couleurs flashy… génial pour rester discret approcher les animaux furtivement. :-/
Enfin bref, j’ai tout de même eu l’occasion de voir quelques troupeaux de sangliers (très farouches), des daims, des cerfs ou encore quelques chevreuils solitaires. Malgré les conditions peu favorables, j’ai pu prendre quelques photos sympathiques (8 sur 254 tout de même ^^) que je vous laisse découvrir ci-dessous.

Licence : CC–BY

Randonnée Grande Sure

N.f.T. Photo - dim, 08/21/2016 - 16:34
Auteur : N.f.T.

Quelques photos d’une randonnée réalisée ce matin en Chartreuse : le sommet de la Grande Sure par le col de la Petite Vache et le goulet d’Hurtière. Le départ se faisant au col de la Charmette.
Vous pouvez voir le tracé réalisé sur l’onglet à droite de la page (et en dessous des photos sur la version mobile du site) et télécharger le fichier GPX ici si vous souhaitez récupérer le tracé et faire la randonnée. :-)

Pour le petit retour de la randonnée : peu de photo, car j’ai marché dans la purée de pois pendant une bonne partie de la randonnée avec un petit 11 °C au départ à 8 h 30 et pas beaucoup plus au sommet. Le tout avec du vent. ^^ Heureusement, j’avais mon Opinel pour me frayer un chemin dans les nuages et poursuivre mon chemin. :-)
Sinon, le tracé est vraiment sympa avec de la forêt au début et à la fin et un peu de caillasse vers le sommet. Je vous la recommande vivement si vous êtes bon marcheur (770 m de dénivelé positif, 11,5 km, 4 h environ).

Arrivé en haut du sommet, j’ai eu la chance d’apercevoir un chamois en contre-bas à quelques dizaines de mètre. J’ai pu photographier rapidement avant qu’il ne disparaisse ; 10 h 45 en haut est déjà trop tard pour avoir l’occasion d’en voir plus. J’en avais vu deux autre en bordure de forêt, mais ils se sont sauvés avant que j’ai le temps de les photographier. Pour info, les deux photos du chamois sont en fait la même cadrée différemment. En effet, sur les deux seules photos réalisées : une était mal cadrée est plutôt nette, et l’autre bien cadrée mais légèrement floue. Seule la première a été utilisée et publiée du coup. Donc pas taper, j’ai trouvé que cette même photo se prêtait bien au format paysage et portrait. :-)

Licence : CC–BY

Avant la Fête du lac 2016

N.f.T. Photo - mar, 08/09/2016 - 22:05
Auteur : N.f.T.

Suite à ma précédente publication sur les photos réalisées pendant le spectacle de la Fête du lac d’Annecy, voilà quelques photos réalisées un peu plus tôt dans la soirée, notamment un superbe croisant de Lune au-dessus de la Basilique de la Visitation et l’Église Notre-Dame-de-Liesse respectivement à gauche et à droite de la dernière image.
J’en ai aussi profité pour prendre un petit panorama de la vue depuis la tribune de la presse… ainsi que la tribune elle-même. :-)

Licence : CC–BY–SALicence Art Libre

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